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La société Merelybuild,
créée par Laurent Tripied à Tamniès, attire le marché local
et de gros clients nationaux.
Lorsque
l'on est un jeune, talentueux et ingénieur fraichement diplomé
d’une école parisienne spécialisée en techniques pointues,
que fait-on ? On créé une société à … TAMNIES, petit village
du Périgord Noir d’un peu plus de 300 âmes.
Laurent TRIPIED n’est pas un Rastignac. Il a décidé de semer
sur ses terres natales les graines de sa réussite. L’homme,
aujourd’hui à la tête d’une entreprise informatique de 8 employés,
a su mettre plusieurs cordes à son arc. Il continue son ascension
sur le marché high – tech et très concurrentiel de la « création
et intégration de solutions informatiques ». mais quand on
lui demande son métier, il répond plus simplement : « informaticien
».
Laurent TRIPIED est né en 1969 dans la maison familiale du
bourg de TAMNIES, où son père était garagiste. Très jeune,
il quitte le Périgord avec sa mère, tâtonne à l’école avant
d’entamer un cursus supérieur brillant : BTS Conception Industrielle,
Math Spé, Ecole Centrale Electronique de Paris, DEA en Génie
Electrique. Au sortir de l’école, il réalise avec un camarade
un banc d’essai pour mettre en pratique industrielle les travaux
de chercheurs. Ils décident de créer leur micro – entreprise
« Comme nous n’avions pas d’argent, nous avons cherché en
province où les loyers sont moins chers », raconte Laurent
TRIPIED. Le hasard réserve parfois des surprises : la mairie
de Tamniès lui propose de louer un de ses locaux, qui se révéle
être la maison même où le jeune homme a grandi.
C’est
un signe du destin : les deux associés déménagent en Périgord
et créent MERELYBUILD en 1995. Ils embauchent bientôt un commercial,
puis un ingénieur et un technicien pour le marché local ‘informatisation
des PME.
Déménagement
annoncé. Au bout d’un an, son collègue parisien qui ne
s’acclimate pas à la douceur périgourdine, quitte la société.
Mais en 1997, MERELYBUILD va vraimet décoller : en partenariat
avec la société IAPI de Périgueux, spécialisée dans les automatismes,
elle conçoit un système informatique qui gère les mouvements
de décors de plateaux pour la télévision ou le spectacle vivant.
Parallélement, la société s’est positionnée sur d’autres marchés
très porteurs, comme les solutions informatiques en gestion,
pour lesquelles elle est devenue sous – traitant régional
de grosses sociétés.
En 2000, l’entreprise attirée par les sirènes du e-Business
s’est un peu brûlé les ailes mais a vite fait marche arrière.
« Nous n’avons pas mis tous les œufs dans le même panier,
50% de notre chiffre d’affaires provient du marché local.
Nous avons beaucoup de petits clients mais aussi quelques
gros qui ont des exigences de qualité poussée » dit Laurent
TRIPIED qui assure également du « Consulting » au quatre coins
de la France.
MERELYBUILD s’attaque maintenant à un nouveau gros marché
: les codes barres. Un domaine en perpétuelle évolution, qui
doit s’adapter aux principes de traçabilité appliqués dans
tous les secteurs et aux exigences des travailleurs mobiles
(récupérateurs de données etc). En Juin prochain, MERELYBUILD
devrait quitter la maison familiale pour déménager dans un
bâtiment de 250 m2 sur la zone d’activités de Sarlat – Carsac.
La nécessité l’emporte sur les racines « Nous aurons plus
de place, plus de productivité, plus de rigueur dans l’organisation,
plus de visibilité et d’attractivité ». D’après Laurent TRIPIED,
ce démagement s’accompagnera de trois nouvelles embauches.
Franck
DELAGE
Sud Ouest du 24 Novembre 2005
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