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Sud Ouest (Novembre 2005)
"Le petit village dans le grand marché aux puces"

La société Merelybuild, créée par Laurent Tripied à Tamniès, attire le marché local et de gros clients nationaux.

Lorsque l'on est un jeune, talentueux et ingénieur fraichement diplomé d’une école parisienne spécialisée en techniques pointues, que fait-on ? On créé une société à … TAMNIES, petit village du Périgord Noir d’un peu plus de 300 âmes.

Laurent TRIPIED n’est pas un Rastignac. Il a décidé de semer sur ses terres natales les graines de sa réussite. L’homme, aujourd’hui à la tête d’une entreprise informatique de 8 employés, a su mettre plusieurs cordes à son arc. Il continue son ascension sur le marché high – tech et très concurrentiel de la « création et intégration de solutions informatiques ». mais quand on lui demande son métier, il répond plus simplement : « informaticien ».

Laurent TRIPIED est né en 1969 dans la maison familiale du bourg de TAMNIES, où son père était garagiste. Très jeune, il quitte le Périgord avec sa mère, tâtonne à l’école avant d’entamer un cursus supérieur brillant : BTS Conception Industrielle, Math Spé, Ecole Centrale Electronique de Paris, DEA en Génie Electrique. Au sortir de l’école, il réalise avec un camarade un banc d’essai pour mettre en pratique industrielle les travaux de chercheurs. Ils décident de créer leur micro – entreprise « Comme nous n’avions pas d’argent, nous avons cherché en province où les loyers sont moins chers », raconte Laurent TRIPIED. Le hasard réserve parfois des surprises : la mairie de Tamniès lui propose de louer un de ses locaux, qui se révéle être la maison même où le jeune homme a grandi.

C’est un signe du destin : les deux associés déménagent en Périgord et créent MERELYBUILD en 1995. Ils embauchent bientôt un commercial, puis un ingénieur et un technicien pour le marché local ‘informatisation des PME.

Déménagement annoncé. Au bout d’un an, son collègue parisien qui ne s’acclimate pas à la douceur périgourdine, quitte la société. Mais en 1997, MERELYBUILD va vraimet décoller : en partenariat avec la société IAPI de Périgueux, spécialisée dans les automatismes, elle conçoit un système informatique qui gère les mouvements de décors de plateaux pour la télévision ou le spectacle vivant. Parallélement, la société s’est positionnée sur d’autres marchés très porteurs, comme les solutions informatiques en gestion, pour lesquelles elle est devenue sous – traitant régional de grosses sociétés.
En 2000, l’entreprise attirée par les sirènes du e-Business s’est un peu brûlé les ailes mais a vite fait marche arrière. « Nous n’avons pas mis tous les œufs dans le même panier, 50% de notre chiffre d’affaires provient du marché local. Nous avons beaucoup de petits clients mais aussi quelques gros qui ont des exigences de qualité poussée » dit Laurent TRIPIED qui assure également du « Consulting » au quatre coins de la France.
MERELYBUILD s’attaque maintenant à un nouveau gros marché : les codes barres. Un domaine en perpétuelle évolution, qui doit s’adapter aux principes de traçabilité appliqués dans tous les secteurs et aux exigences des travailleurs mobiles (récupérateurs de données etc). En Juin prochain, MERELYBUILD devrait quitter la maison familiale pour déménager dans un bâtiment de 250 m2 sur la zone d’activités de Sarlat – Carsac. La nécessité l’emporte sur les racines « Nous aurons plus de place, plus de productivité, plus de rigueur dans l’organisation, plus de visibilité et d’attractivité ». D’après Laurent TRIPIED, ce démagement s’accompagnera de trois nouvelles embauches.

Franck DELAGE
Sud Ouest du 24 Novembre 2005

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